Pour bien comprendre le jargon

Diversification

La diversification désigne la répartition des actifs investis entre plusieurs formes de placement.

Celles-ci peuvent se distinguer, par exemple, au niveau de la classe d’actifs et du type de titres (actions, obligations, numéraire), des pays concernés par l’investissement et des secteurs des entreprises. Dans des fonds (et notamment des ETF), la diversification peut également porter sur les émetteurs.

Un portefeuille bien diversifié permet à un investisseur de répartir le risque et donc de le réduire considérablement.

Dividende

Le dividende correspond à la partie du bénéfice qu’une société anonyme distribue à ses actionnaires.

Lorsque l’on détient une participation dans des sociétés par l’intermédiaire d’un fonds comme un ETF par exemple, les dividendes sont versés au fournisseur de fonds.

Celui-ci peut soit payer les dividendes soit les réinvestir dans des parts, de sorte que le versement des dividendes se reflète dans la valeur du fonds. Ce dernier type de fonds est appelé fonds de thésaurisation.

Droit de timbre

En Suisse, l’Administration fédérale des contributions prélève un droit de timbre, c’est-à-dire une taxe sur les transactions lors de l’achat et de la vente d’instruments de placement tels que des actions, des emprunts, des produits structurés, des fonds de placement, des ETF et d’autres titres.

Le droit de timbre est déduit directement par les banques ou les courtiers. Son montant varie en fonction de la place boursière où l’instrument de placement est négocié:
droit de timbre sur les titres suisses: 0,075%
droit de timbre sur les titres étrangers: 0,15%

Emprunt (obligation)

Un emprunt ou une obligation est un titre qui donne droit à un taux d’intérêt convenu et au remboursement de l’investisseur. La plupart des emprunts sont des emprunts d’État, des emprunts d’entreprise ou des lettres de gage.

Ils sont également négociés en bourse. Certains fonds, dont les ETF, investissent dans des emprunts et proposent ainsi une certaine diversification.

ETF à reproduction physique

Les ETF à reproduction physique constituent le pendant des ETF à reproduction synthétique.

Dans le cas d’une reproduction physique, l’émetteur acquiert effectivement les instruments financiers sous-jacents détenus dans la fortune spéciale. Il n’y a alors aucun risque d’émetteur supplémentaire pour les investisseurs.

Lors d’un placement avec des ETF, mieux vaut miser uniquement sur des ETF à reproduction physique.

ETF à reproduction synthétique

Les ETF à reproduction synthétique constituent le pendant des ETF à reproduction physique. Dans le cas d’une reproduction synthétique, l’émetteur n’acquiert pas les instruments financiers sous-jacents détenus dans la fortune spéciale.

Les investisseurs supportent donc un risque d’émetteur supplémentaire.

Lors d’un placement avec des ETF, mieux vaut miser uniquement sur des ETF à reproduction physique.

Exchange Traded Fund (ETF)

ETF est l’abréviation d’Exchange Traded Fund, c’est-à-dire un fonds de placement négocié en bourse qui reproduit généralement un indice (p. ex. le SMI pour les actions Suisse).
Les ETF reflètent un indice aussi précisément que possible et présentent, en général, des frais inférieurs à ceux des autres solutions de placement.

Ils sont négociés en bourse au cours en vigueur. Des transactions peuvent cependant aussi être exécutées auprès d’un courtier après la fin du négoce.

Les ETF sont considérés comme des fonds «passifs», car le gestionnaire du fonds n’essaie pas de dépasser l’indice grâce à une allocation divergeant de celui-ci (approche «active»). En suivant cette stratégie de placement «passive», les ETF entendent reproduire l’indice aussi précisément que possible.

Les stratégies passives affichent notamment des coûts plus faibles. De plus, de nombreuses études montrent que les gestionnaires de fonds ne parviennent guère sur la durée à surperformer l’indice de référence (après déduction des frais et correction des risques).

Les frais liés au produit s’établissent en moyenne à 0,25% pour les ETF, alors qu’ils peuvent rapidement atteindre ou dépasser 1,50% par an pour les fonds gérés activement.

Fonds de pension

Quiconque investit dans un fonds de pension place son argent dans des titres à revenu fixe tels que des emprunts d’État ou d’entreprise. La performance des fonds de pension fluctue moins que celle des fonds en actions.

Frais

Les frais jouent un rôle extrêmement important dans un placement, car ils réduisent directement le produit du placement. Il est beaucoup plus simple de réaliser un rendement supplémentaire en économisant sur les coûts par rapport à d’autres instruments de placement plus renommés.

Les principaux coûts, et donc les plus élevés, sont liés aux frais de gestion, aux frais de performance, aux frais bancaires, aux frais de produit et aux rétrocessions (y c. les coûts indirects).

Il est dès lors primordial de tenir compte de tous les frais lors d’un placement.

Hedge fund

Un hedge fund ou fonds spéculatif est un fond soumis à des restrictions légales ou autres qui sont moins contraignantes. Il est notamment acquis, car il promet des rendements plus élevés. Pour ce faire, un hedge fund s’accompagne toutefois également d’un risque accru.

Indice

Un indice met en évidence les performances d’un groupe d’actions ou d’autres instruments financiers sur la durée.

Instrument de placement

Cette expression désigne la forme ou plus exactement l’instrument dans lequel l’argent est placé.

Les instruments de placement font généralement partie de classes d’actifs telles que les actions, les obligations, les biens immobiliers, les produits dérivés ou les fonds (p. ex. Exchange Traded Funds ou ETF).

Investir

Investir signifie placer son argent ou sa fortune dans des instruments financiers pour une période prolongée avec l’espoir que ce placement accroisse la fortune. À cet égard, il faut si possible avoir conscience des risques inhérents.

Investissement actif

Lors d’un investissement actif, on tente de réaliser un rendement supérieur à celui d’un indice de marché comparable.

Une approche holistique révèle cependant qu’il est très rare de dépasser cet indice, car les frais de gestion non négligeable du fonds pèsent durablement sur le rendement.

Investissement passif

Lors d’un investissement passif, on acquiert des fonds (indiciels) avantageux qui reproduisent très fidèlement la performance (d’un indice) du marché.

Grâce à ses faibles coûts, l’investissement passif offre un rendement intéressant pour un risque équivalent.

Négoce à haute fréquence

Le négoce à haute fréquence est géré par un ordinateur et suit une stratégie de placement à court terme (quelques secondes, en général), l’objectif étant de réaliser un rendement supérieur à la moyenne.

Un algorithme précis réagit aux différentes évolutions du marché afin de tirer parti des fluctuations et distorsions à court terme de ce dernier.

Portefeuille

Lorsque le placement est réparti entre différents titres, leur composition est appelée portefeuille. Celui-ci rassemble donc toutes les actions, obligations, etc. dans lesquelles une personne a investi.

Un vaste portefeuille contribue à la diversification.

Protection des dépôts

Comme son nom l’indique, la protection des dépôts protège le capital en cas d’insolvabilité ou d’incapacité de paiement. L’investisseur est ainsi assuré d’obtenir le montant correspondant à la protection des dépôts si sa banque devient insolvable.

Rendement

Le rendement ou la performance exprime, en pour cent, la variation de valeur d’un placement ou d’un portefeuille.

Le calcul est réalisé avec une méthode pondérée en fonction du temps (time weighted) ou pondérée du coût de l’argent (money weighted).

Comme la première méthode ne tient pas compte du moment des investissements, elle est plus appropriée pour évaluer durablement la réussite du placement.

Rétrocessions

On entend par rétrocessions les paiements effectués par un investisseur à des banques ou des conseillers en patrimoine. Ces paiements sont souvent opaques et mentionnés en petits caractères.

Comme ils ont un impact négatif considérable sur la performance, les investisseurs devraient éviter les placements comportant des rétrocessions.

Risque d’émetteur

L’émetteur est la personne qui publie les titres. Par risque d’émetteur, on entend le fait que l’émetteur ne soit pas en mesure de régler les parts, l’emprunt avec les intérêts promis ou les dividendes à l’acquéreur des titres correspondants.

Seuls les fonds avec une reproduction physique ne sont pas concernés par ce risque. Ils ne font pas partie de la masse en faillite et permettent à l’acheteur de conserver les titres acquis.

Robo-advisor

Le terme robo-advisor vient de l’anglais «robot» et «advisor» (conseiller). On parle également de gestionnaire de fortune numérique en français. L’objectif est de numériser et d’automatiser les services d’un conseiller financier classique.

La numérisation porte non seulement sur le processus de conseil, mais également sur le placement proprement dit. Ainsi, un algorithme établit un portefeuille optimal pour un placement financier et le surveille en permanence.

Si le portefeuille n’évolue plus conformément à une stratégie de placement, il fait automatiquement l’objet d’un arbitrage.

Stock picking

Dans le cadre du stock picking, un gestionnaire de fonds essaie de surperformer le marché en investissant activement dans des actifs qu’il considère à forte croissance. On parle donc également d’investissement actif dans le cas du stock picking.